16.05.2012

La chronique US du 16/05/2012

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10.05.2012

Au QG de transition de François Hollande

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09.05.2012

Les cérémonies du 8 mai

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08.05.2012

Dans le bureau du président élu

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07.05.2012

François Hollande, clap de fin

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01.05.2012

Un président et son peuple

A chaque fois qu'il est en meeting, Nicolas Sarkozy applique une méthode efficace de communication. Comme tout candidat sérieux, son discours est fait de formules simples et bien répétées. Il a par exemple fait vibrer les foules, cette semaine avec l'envolée suivante: "Vous êtes indéracinables. Ininfluençables. Inébranlables. Vous êtes le peuple de France!".

En lançant ces propos, le président lève les bras au ciel, sa voix vibre et la foule exulte. Un vrai moment de campagne où toute l'énergie du candidat se canalise en quelques secondes. Après cette formule choc, Nicolas Sarkozy revient aussi sur ce que le peuple veut, sur le bien de la patrie, sur sa foi dans la société française. La musique tonitruante, diffusée en début et fin de meeting, galvanise un peu plus les militants et accentue le culte du candidat. 

Sarkozy est un politicien habile, qui sait parfaitement comment faire campagne. Et il semble aimer ça. Tous les jours on le sent prendre un certain plaisir à se jeter dans la foule pour serrer des centaines de mains, affichant systématiquement un sourire lorsqu'il entend crier "Nicolas! Nicolas!". En cela, sa campagne est à l'américaine. L'homme politique devient une star sous les lumières des projecteurs, tentant de défendre avec passion ses positions.

Ce qui est intéressant à observer cependant, lorsqu'on arrive des Etats-Unis, c'est de voir que ce combat pour le peuple ne semble pas forcément marcher. A chaque apparition de Nicolas Sarkozy, il y a ainsi toujours quelqu'un dans la foule pour crier "Guignol!", ou une autre intervention aussitôt remarquée par les journalistes à l'affût du moindre dérapage.

C’ est une drôle de campagne. Sarkozy se bat jusqu’ au bout pour son peuple, ses militants, sa réélection. Sa formule est là, elle marche encore, mais une partie de ce bon peuple de France auquel il dit s'adresser n'hésite plus à lui crier publiquement son désamour. Dans l'entourage de Sarkozy, notamment son service de presse, lorsqu'on aborde le sujet très sensible des sondages à l'approche de l'élection de dimanche, chacun répond fermement: "Nous restons concentrés sur l'objectif: gagner". On peut se demander si ses communicants n'auraient pas dû plutôt repenser leur objectif et tout axer sur: "se faire aimer".

29.04.2012

Un candidat "normal"... LH sur la campagne Hollande

hollande,élections,france,campagne

 
C'est un homme bien intéressant à observer François Hollande. Un homme qui déambule normalement dans les rues des villages de France qu'il sillonne. La "déambulation" est d'ailleurs devenue sa spécialité. Un concept politique consistant à se mêler au peuple dans la plus parfaite désorganisation. Ce vendredi, au Printemps de Bourges, entouré d'une meute de journalistes, il a donc pratiqué son exercice préféré: marcher l'air de rien dans la rue, à la rencontre de chacun et chacune, réservant un mot affable pour tous.

Ce qui m'a marqué: quelques gouttes de pluie sur ses lunettes, qu'il n'essuie pas car il marche en regardant d 'un air tranquille toute l'agitation autour de lui. Il donne ensuite une conférence de presse improvisée pour répondre aux questions des journalistes. La presse veut bien sûr connaître le nom de son éventuel futur Premier ministre. Il répond en homme prudent "qu'il attend d'être élu avant de composer son gouvernement". J'évoque Barack Obama et le fait qu'en 2008 le candidat nous parlait sans pudeur de ses peurs et de ses craintes. François Hollande, d'une voix moins ferme que d'habitude, dit simplement qu'il est "confiant" mais ajoute: "Je ne suis sûr de rien, rien n'est fait et tout est à construire".

Dans l'ombre, une femme sourit. Une dame blonde que peu de monde reconnaît. Sa compagne Valérie. Elle aussi a l'air d'être une femme bien normale. Elle le suit de quelques mètres, le regardant doucement. Encore anonyme. 
 
Un peu plus tard, le couple est à Limoges. Pendant plus d'une heure François Hollande fait vibrer une salle de 16 000 personnes. Il y a beaucoup de jeunes, de drapeaux, l'ambiance est festive, on chante. Souffle un parfum de liberté qui rappelle les premières réunions de campagne d'Obama dans l'Iowa, en 2008, où rien ne pouvait vraiment se traduire par des mots, mais simplement par des émotions, derrière le slogan "Change". Le changement, c'est aussi ce que prône François Hollande. On me crée ainsi un tee-shirt "H comme Hope" (espoir) avec le visage de Hollande dessus. Hope, c'était aussi le mot-clé de la campagne d'Obama... Les jeunes vibrent de la même manière, portés par une envie globale de changement. 
 
Comme aux Etats-Unis, il y a de la musique lors de ce meeting, un bain de foule pour l'homme politique en campagne, qui se rue vers les spectateurs du premier rang protégé par des agents secrets. Comme aux Etats-Unis, les militants semblent avoir ce désir de toucher et d'approcher de près le candidat, devenu l'icône de quelque chose. L'émotion se lit sur le visage de la compagne de François Hollande. Au pied de la scène, elle observe en journaliste ce qui se passe, écoute avec attention les propos de son compagnon, le regarde sourire avec les hommes et les femmes de son équipe. A un moment donné, elle se penche en avant pour mieux voir François Hollande et d'un seul coup le couple apparaît dans la lumière. Mais Valérie reste très discrète, se tenant dans l'ombre de celui qui dans un peu plus d'une semaine sera peut-être le prochain président français.
 
En partant, je demande à François Hollande si dans ce meeting il a retenu un visage. C'est toujours intéressant de poser cette question à un homme politique acclamé par la foule. Il sourit doucement et répond: "oui, celui d'une femme qui pleurait, comme en 1981 au moment où j'étais là avec François Mitterrand".
 
Flashs, agitations, François Hollande doit repartir. Il monte dans sa voiture, avec Valérie à ses côtés. Le couple est en route vers son destin.
 
Photo Benjamin Géminel

26.04.2012

L'équipe de L'Oeil américain au Grand Journal

Laurence Haïm et le photographe américain Charles Ommanney, invités sur le plateau du GRAND JOURNAL pour L'Oeil américain sur itélé

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