11.06.2009

DU COTE DE CHEZ HILLARY

Voici un point sur les positions du Département d’Etat au 10 juin 2009 :


GUANTANAMO
Les discussions pour le transfert des détenus se poursuivent.
Les Etats-Unis sont « reconnaissants » envers les Etats qui se sont proposés d’accueillir des détenus, dont Palau (une île du Pacifique qui fait partie des plus jeunes et des plus petits Etats au monde, NDRL)


ISRAEL
Les Etats-Unis s’engagent à défendre la sécurité et la démocratie d’Israël en tant qu’Etat juif, mais reconnaissent qu’Israël est une démocratie « pluraliste ». Citoyens juifs et non-juifs ont les mêmes droits.
Le sort des refugiés palestiniens doit être décidé par « les deux parties ».

IRAN
Les Etats-Unis suivent le débat relatif aux élections.
Ils souhaitent à l’Iran du succès dans ces élections mais n’expriment aucune préférence quant à l’issue du scrutin
"La décision appartient au peuple iranien".

SYRIE
Un envoyé spécial américain va se rendre à Damascus.
"La Syrie est un partenaire stratégique pour la paix dans la région".


COREE DU NORD
L’ébauche d’une nouvelle résolution a été approuvée par les sept (Russie, Japon, Chine, Corée du Sud, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne). Le Conseil de sécurité au complet va se réunir pour en discuter. Une résolution pourrait être adoptée d’ici la fin de semaine.
Les Etats-Unis ne discutent pas du sort des deux journalistes emprisonnées.

 

PAKISTAN
Le gouvernement travaille avec le Congrès sur l’adoption d’une enveloppe supplémentaire de 200 millions de dollars en aide humanitaire.
Richard Holbrooke, ex-ambassadeur à l’ONU, envoyé spécial des Etats-Unis au Pakistan, se dit « très préoccupé par la sort des refugiés » et demande l’aide des Européens.

09.06.2009

COREE DU NORD : 12 ANS DE TRAVAUX FORCES POUR LES JOURNALISTES AMERICAINES INCARCEREEES

 

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Trop, c’est trop. Alors que la Corée du nord vient de condamner deux journalistes américaines à 12 ans de travaux forcés pour avoir « illégalement » franchi ses frontières, et menace de lancer de nouveaux missiles balistiques dans les semaines à venir, Washington monte au créneau. Dimanche, Hillary Clinton a déclaré que les Etats-Unis envisageaient de réinscrire le régime de Kim Jon-il sur la liste des états terroristes. Dans un communiqué de la Maison Blanche, le Président Obama, pour sa part s’est déclaré « très préoccupé » par le sort d’Euna Lee et Laura Ling, ajoutant que les États-Unis avaient activé « tous les leviers pour s’assurer de leur libération ». Les deux trentenaires étaient en reportage pour Current TV, la chaine fondée par Al-Gore, lorsqu’elles ont été arrêtées par les autorités nord-coréennes à la frontière chinoise. Incarcérées pendant trois mois, puis hâtivement jugées sur la base d’accusations « sans fondements » selon Hillary Clinton, elles devraient bientôt être déportées dans un camp de travail où selon divers associations internationales, les conditions d’incarcération seraient comparables aux méthodes nazies de la deuxième guerre mondiale. Famine, torture… Les prisonniers qui y rentrent sont nombreux, les rares qui en sortent sont brisés. Le département d’état a sommé la Corée du Nord de procéder à la libération immédiate des deux américaines, tout en précisant que ce problème était un problème « humanitaire », totalement séparé de celui que posent les essais nucléaires en Corée du Nord. Mais rien n’est moins sur que Pyongyang, de son coté, fasse la distinction. Selon certains analystes, le dictateur Kim Jon-il, malade et affaibli, serait prêt à tout pour redorer son blason auprès de ses sujets et s’assurer que son fils, Kim Jon-un, pourra lui succéder. Quitte à lancer des missiles au dessus du Japon, ou utiliser  deux journalistes comme monnaie d'échange.



Claire Derville

06.04.2009

Un problème nommé Pyongyang

Ambiance tendue ce matin au briefing du département d’état. Tous les journalistes n’avaient qu’un mot à la bouche : la Corée du Nord. Le lancement du missile coréen a eu lieu samedi, mais à ce jour aucune déclaration n’est sortie du Département d’état, ni des Nations Unies.  « Le secrétaire Clinton s’est entretenue par téléphone avec ses homologues japonais, sud-coréens, chinois et russes à ce sujet, a déclaré Robert Wood, le porte-parole du Département d’état. Nous allons poursuivre nos discussions avec nos partenaires au sein du Conseil de sécurité pour aboutir à une réponse forte et coordonnée». Un journaliste a fait remarquer que « plus on attendait, moins la réponse serait forte ». Mais il ne semble pas si simple de mettre tout le monde d’accord sur la solution à adopter. Les Etats-Unis, la France et la Grande Bretagne souhaiteraient accoucher d’une résolution condamnant la Corée du Nord pour avoir violé la résolution 1718 de 2006, interdisant à Pyongyang de mener des tests nucléaires ou de lancer des missiles balistiques. Mais, comme l’a rappelé Robert Wood ce matin, les Etats-Unis souhaiteraient également voir la Corée du Nord « rejoindre la table des négociations ». Difficile, dans ces conditions, de céder aux exigences du Japon, qui furieux d’avoir été défié, souhaiteraient durcir notoirement les sanctions qui pèse sur son dangereux voisin. Mais les vraies dissensions proviennent de la Chine et de la Russie, qui ne sont pas persuadés que la Corée du nord ait réellement violé la résolution 1718. Pyongyang prétend en effet avoir mis en orbite un satellite de télécommunication. « Tous les états ont le droit d’utiliser pacifiquement l’espace », a déclare Igor Sherbak, envoyé spécial de la Russie aux Nations Unies selon un article du Washington Post. En attendant, tout le monde est d'accord sur un point : la situation est "complexe" et le problème "délicat".

 

Claire DERVILLE

OBAMA : GESTION DE CRISE

 LH sur le plateau de La Matinale